RÉSULTATS AU RENDEZ-VOUS, L’INSP. GAL DIALLO GALVANISE LES TROUPES
L’hymne national, puis une minute de silence à la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ de l’honneur pour le Mali. C’est par ce moment de recueillement que s’est ouverte, dans la salle polyvalente de la Direction générale des Douanes, une rencontre entre le Directeur général, l’Inspecteur général Cheickna Amala DIALLO, et l’ensemble du personnel. Les hauts cadres étaient présents dans la salle, tandis que les responsables et agents éloignés de Bamako ont suivi les échanges en visioconférence.
Après six mois d’exercice et dans le contexte du récent mouvement du personnel, le Directeur Général a choisi de s’adresser directement à toute la chaîne douanière. Un mouvement qui apporte du sang neuf à l’administration et que le Directeur général entend transformer en nouvelle dynamique de travail. Il ne s’agit pas, selon l’esprit de son adresse, d’une simple redistribution des responsabilités, mais d’un appel à mettre les énergies en commun autour d’objectifs précis.
Trois orientations, un même cap. Le cap est celui fixé par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances : mobiliser davantage de recettes, renforcer la lutte contre la fraude et les trafics illicites, et poursuivre les réformes structurantes. Trois priorités que le Directeur général veut inscrire dans le quotidien de chaque service et de chaque agent.
Sur le front des recettes, les résultats du premier semestre sont encourageants. Les Douanes ont mobilisé 533,7433 milliards de francs CFA entre janvier et juin, contre 482,823 milliards prévus, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de couverture de 110,55 %. En juillet, la dynamique s’est poursuivie avec 98,547 milliards mobilisés, portant les réalisations cumulées à 632,314 milliards, soit près de 64,85 % de l’objectif annuel de 975 milliards.
Mais le patron de la Douane refuse d’en faire un motif de relâchement. Les difficultés sécuritaires et logistiques qui affectent les corridors, notamment l’axe Kidira-Diboli-Kayes, imposent au contraire davantage de vigilance, de réactivité et d’imagination dans la gestion des flux.
Une douane qui protège. La lutte contre la fraude constitue le deuxième pilier. L’Inspecteur Général DIALLO rappelle qu’elle ne consiste pas seulement à préserver les recettes de l’État. Elle doit également protéger le commerce légal, les opérateurs économiques de bonne foi et les consommateurs.
D’où son appel à renforcer le renseignement, le ciblage et la coopération entre services, tout en veillant à ce que les contrôles restent efficaces sans devenir un frein au commerce légitime. Les saisies réalisées au premier semestre (stupéfiants, armes, munitions, explosifs, médicaments illicites, produits impropres à la consommation ou encore mercure) illustrent la dimension sécuritaire de cette mission.
Réformer, c’est vital. Le troisième axe concerne la modernisation. Avec un portefeuille de 38 réformes, l’administration poursuit notamment la modernisation du contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région.
Pour le Directeur général, toutefois, une réforme ne vaut que par son appropriation sur le terrain. Il invite donc les responsables à la traduire en actions concrètes, à mesurer ses effets et à faire remonter les difficultés rencontrées.
« Les Douanes maliennes, c’est vous ». C’est sans doute le passage le plus humain de l’adresse. Du cadre supérieur à l’agent de surveillance, du bureau spécialisé au poste frontalier le plus avancé, chacun est présenté comme un maillon indispensable de la chaîne.
Le Directeur Général reconnaît les sacrifices imposés par le contexte sécuritaire et logistique et assure que la Direction générale reste attentive aux conditions de travail et aux moyens nécessaires à l’accomplissement de la mission.
Au fond, cette rencontre aura été moins un exercice d’autosatisfaction qu’un appel à l’action. Les résultats sont là, mais les défis aussi. Le renouvellement du personnel offre désormais une occasion de repartir avec une énergie nouvelle.
Mobiliser les recettes, combattre la fraude, poursuivre les réformes : trois orientations, mais une seule exigence, celle defaire de la performance douanière une œuvre collective.
CCOM-DGD